Baos invité à l’Hôtel de Gallifet à l’occasion de l’exposition Arnal

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Baos accompagne les œuvres de l’artiste François Arnal,  présentées à l’hôtel de Gallifet depuis le 30 septembre.  En collaboration avec Nicolas Mazet, maître des lieux, nous avons choisi un certain nombre de pièces (mobilier, chaises, tables…) scandinaves pour côtoyer sans les parasiter les œuvres de l’artiste dans ce somptueux espace qu’est l’hôtel de Gallifet. Je vous invite à vous rendre sur place afin de découvrir cette belle exposition et ce lieu sublime, sachez que notre mobilier est à la vente sur place et sur le shop.

Hôtel de Gallifet 52 rue Cardinale – 13100 Aix-en-Provence

Ouvert  jeudi, vendredi et samedi de 12h à 18h jusqu’au 29 novembre 2012.

www.galeriemazet.com

*François Arnal est un artiste français né en 1924 à La Valette-du-Var, il est mort le 28 octobre 2012 à Paris.

[François Arnal : Entre Art et Design]

De l’Abstraction Lyrique à l’Atelier A en passant par l’Art informel, de Paris à New York, l’itinéraire d’Arnal est atypique. Il y a la peinture (plus de six cents toiles), la sculpture qu’il aborde en 1960, mais aussi  le design, les films et un livre écrit en collaboration avec Catherine Millet sur « la relation entre l’art et le design ».

En 1968, il ouvre l’Atelier A à Paris, qui édite notamment des objets créés par des artistes (tables, luminaires). En 1975, il se remet à la peinture et à la sculpture et commence à écrire des romans et des pièces de théâtre. En 2009, il reviendra au design et dessinera la table « Véli Vélo », qui sera éditée à 50 exemplaires et signée François Arnal, Atelier A.

« Plus connu comme peintre, François Arnal sculpte cependant depuis son enfance, objets et paysages. En 1959, il commence à véritablement développer un travail en trois dimensions et conçoit à partir de 1965 ses « Sculptures molles ». L’artiste dessine et découpe des formes dans un polyester entoilé, puis les confie à une couturière qui les assemble et les bourre de mousse. Chaque forme est ensuite présentée sur un socle de Plexiglas qui fait partie intégrante de l’œuvre.
Le double écrou est symétrique, insolite, et semble peu fonctionnel, à vrai dire fort éloigné du bricolage. Mou, il est positionné incliné sur son socle rigide. Monumental, c’est un objet sans usage. Le rouge du Plexiglas se réfléchit sur la matière plastique vernie, illumine et colore le noir. Le choix de ces deux couleurs, le rouge et le noir, celui du synthétique vernis, proche du latex, et la forme suggestive de l’écrou contribuent à créer une œuvre à la séduction glacée qui évoque l’univers érotique des sex-shops.

La quinzaine de « Sculptures molles », chacune produite en six exemplaires, est présentée lors de l’exposition inaugurale de la galerie Daniel Templon en 1968. Ces œuvres sont contemporaines des créations autour de l’objet moderne des Nouveaux Réalistes et des artistes pop américains.
Œuvres multiples, elles préfigurent l’intérêt de François Arnal pour le design et la production d’objets d’art en série : l’artiste abandonne en effet peinture et sculpture pour fonder en 1969 une entreprise collective à vocation artistico-sociale, l’Atelier A. Ces objets, plus rapides à exécuter, plus largement vendus et moins onéreux pour l’amateur, s’inscrivent dans une société où productivité et consommation sont des valeurs dominantes. L’aventure tourne court en 1975. Arnal revient à la peinture : « J’aime les voies nouvelles, je ne les explore pas jusqu’au bout. »

I. L. (MAC/VAL)

[Manifeste de l’Atelier A, Pierre Restany, 1970]

« Ami, l’Atelier A est une entreprise collective basée sur un acte de foi : la nécessaire insertion de l’artiste dans la vie. Peintres, sculpteurs, jeunes architectes ne sont pas équipés pour produire aujourd’hui les formes utiles et belles qui transforment le décor quotidien de notre vie. Leur pouvoir créateur est donc condamné à s’exercer dans la solitude de l’atelier et dans l’abstraction d’une recherche poétique isolée. L’Atelier A veut précisément donner une chance à ces créateurs, leur fournir l’occasion de produire des prototypes de formes, de participer à des programmes d’esthétique industrielle ou de décoration, d’élaborer des spectacles ou des environnements audiovisuels.
L’Atelier A est une équipe technique et administrative dont les activités collectives sont coordonnées par un artiste-peintre, François Arnal ; un critique d’art, Pierre Restany participe à l’élaboration des programmes. (…) » (Jousse Entreprise)

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