Baos s’envole pour Palm Springs sur les traces de Robert Doisneau…entre autres

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Et de bien d’autres … notamment les architectes de l’ère moderniste à s’être intéressés à la Californie dans les années 60. Je vais allée voir ça d’un peu plus près et vous rapporterai dans mes bagages le must de la côte ouest de San Francisco à San Diego en passant par L.A forcément et en s’arrêtant ce qu’il faudra sur Palm Springs la suprême!

Du coup petit clin d’œil au plus French des photographes des années 50/60, Robert Doiseau, parti en novembre 1960 réaliser un reportage pour le magazine Fortune sur la construction de golfs à Palm Springs. C’est la première fois qu’il utilisait les couleurs à des fins esthétiques. 

Robert Doisneau  s’embarque pour la Californie et y réalise toute une série de photos sur cette étrange ville construite en plein désert. Ces images peu connues de lui, ont fait l’objet d’une exposition itinérante et surtout d’un livre édité chez Flammarion dans lequel on découvre ces photos couleurs étonnantes de modernité par le maître du noir et blanc.

Arte Reportage a réalisé un web-documentaire qui nous emmène à la découverte de Palm Springs, vu par Doisneau. Découvrez comment le photographe a perçu cette ville il y a 50 ans : son étonnement, sa curiosité, ce qui le faisait rire et qui pourrait encore l’amuser.

« Robert s’est envolé pour la Californie, peu ravi d’apprendre qu’il devait d’abord aller photographier les milliardaires de Palm Springs et Jerry Lewis à Hollywood », raconte son ami, le violoncelliste Maurice Baquet. « Sur les terrains qui bordaient les espaces verts, note Doisneau le soir venu, on avait bâti des résidences qui allaient du chalet suisse à la pagode chinoise, comme autant de fantasmes et de souvenirs de voyage. À l’intérieur, des couples âgés, très riches, qui s’ennuyaient.  Je revois ce septuagénaire mélancolique qui avait réalisé le rêve de sa vie : après avoir travaillé avec quatre téléphones sur son bureau, il possédait non pas une mais deux piscines, séparées par une glace. L’une pour l’été, l’autre pour l’hiver (…) Les rhumatismes étaient venus le jour de la mise en eau. » Observateur moqueur, il est plus bienveillant qu’un Martin Parr dont il annonce la palette saturée et la verte critique sociale.

Drôle de mandat pour ce photographe engagé qui travailla pour La Vie ouvrière toute sa vie. « Ce n’est pas antinomique , répond sans faux-semblants sa fille Francine Deroudille, qui gère avec sa sœur, Annette Doisneau, l’Atelier Doisneau. Il répondait aux commandes, sans penser un seul instant faire une œuvre. Son personnage de photographe social est un peu caricatural. À Palm Springs, il a eu le sentiment d’être tombé sur la planète Mars. C’était une population qu’il n’avait pas l’habitude de photographier. Mais il a été séduit par leur gentillesse, leur décontraction. Même si, ne parlant pas un mot d’anglais, la communication était réduite.»

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